Et demain la mode en réalité augmentée ?
Est ce trop tôt pour parler de la réalité augmentée dans la mode ?
La réalité quoi ? Non, ne fuyez pas, c’est assez simple et vous allez adorer : l’idée est de pouvoir faire émerger sur des images du réel des animations textuelles ou graphiques 3D qu’un lecteur d’application comme un iPhone pourra vous permettre de voir.
« Dans le monde de la haute couture, il est question de rêves et d’illusions » (Karl Largefeld). Déjà en 2006, l’avant-gardiste Alexander McQueen l’avait prouvé en faisant triompher sur le podium de son défilé une Kate Moss parfaitement irréelle. Il s’agissait alors d’un hologramme et pas encore de réalité augmentée, mais déjà la tentation de se servir de la technologie pour modéliser une insaisissable représentation du vêtement dans tous ses volumes pointait son nez.
Mais laissons cette démonstration de coté pour aborder une illustration plus parlante de la magie des nouvelles technologies :
Cathy et Corina, les fondatrices du site de vente en ligne Tobi.com ont récemment lancé une de ces applications innovantes qui fait grand bruit sur le web. Il s’agit d’un dressing virtuel qui combine réalité augmentée, captation des mouvements et personnalisation en temps réels. Le but est d’apprécier l’essayage d’un vêtement à distance. Une fois l’essayage terminé et le choix réalisé vous avez la possibilité de le commander ou de publier le résultat sur Facebook.
Démonstration :
Si vous être équipé d’une webcam, vous pouvez tester vous même l’application « try it on ! » sur le site de Tobi. (En bas à droite de la home page).
D’autres expériences étonnantes laissent à penser que la réalité augmentée nous offrira de belles surprises dans les mois à venir. Sans doute une petite révolution pour donner également un nouvel enchantement à la presse de mode en ligne.
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Source
Guy Bourdin, Ajusteur de hasard
C’est une perspective inédite sur l’œuvre de Guy Bourdin (1928-1991) qui s’offre aux esprits curieux de découvrir la nouvelle installation éphémère du Bon Marché.
L’exposition se déroule au deuxième étage du grand magasin dans un pavillon noir et opaque qui d’emblée nous éloigne de tout, des autres et du temps, le temps de sillonner du regard 15 mini-films tournés entre 1960 et 1980.
Guy Bourdin dit de ses images : « Je ne me suis jamais considéré comme le responsable de mes images. Elles ne sont que des accidents. Je ne suis pas un metteur en scène, juste un ajusteur de hasard » (1987)
Avant de se plonger dans cet autre « lui », une projection de quelques célèbres polaroids rappelle brièvement l’univers de ce photographe connu pour son esthétique du glamour léché et de son penchant pour une narration provocante ou énigmatique. Franchi cette étape, c’est un voyage optique, imaginaire, documentaire ou tout simplement expérientiel qui s’ouvre au visiteur sans préjugé. Extraits de films montés dans un ordre bousculé par l’aléatoire, multiples plans séquences sur 8 façades d’un salon circulaire et allégresse sonore font l’effet d’une séance d’hypnose. Beaucoup de poésie, de l’atmosphère et des femmes …troublantes.
Flair
Guy Bourdin, ses films…
Du 18 septembre au 29 octobre
Le Bon Marché Rive Gauche
24, rue de Sèvres
Paris 7ème
Zevs: héros ou zéro ?

Venu pour exposer ses œuvres à la Art Statement Gallery de Hong Kong, le graffiteur français, Zevs (prononcez Zeus), devrait être condamné à payer 850,000$ de dommages et intérêts à la maison Armani. C’est le prix à payer pour le nettoyage de son œuvre, un logo Chanel noir dégoulinant, réalisée sur la façade en pierre poreuse d’une boutique Georgio Armani de Hong Kong.
Privé de passeport par les autorités chinoises et ainsi retenu dans le pays jusqu’à son prochain passage au tribunal le 14 aout, l’affaire relance le débat entre la légitimité du Street Art et les frontières du vandalisme. (Lire la suite…)
Vitrines : Pop Art Couture selon Lanvin
Au 15 et 22 rue du faubourg st Honoré le spectacle se nomme Pop Art Couture. C’est le terme donné par la maison Lanvin pour désigner sa tendance d’été.

Hum… cet imprimé léopard me dit quelque chose !!
Défilé Lanvin Printemps-Été 2009
C’est le critique anglais Lawrence Alloway qui employa le premier l’expression « Pop Art » au tout début des années 50, pour qualifier l’émergence d’une certaine culture de masse (publicité, télévision, marchandises industrielles et idoles populaires). C’est cependant aux Etats Unis que le Pop Art prendra toute son ampleur. Les artistes de l’époque se plaisent à détourner des objets symboliques du quotidien et en font des oeuvres d’art. Ces variations inédites sur les objets donnent une nouvelle dimension stylistique à leur étrangeté, leur suprématie, leur luxe, leur reproduction, leur beauté ou leur bouffonnerie.
Cet été, les vitrines de Lanvin donnent la parole à l’artiste Cyril Hatt qui illustre merveilleusement la « Pop Art Couture » attitude.
Voici quelques pistes pour faire revivre le nom de quelques grands artistes de l’histoire du Pop Art.
1 – Le scénario de la ménagère de moins de 50 ans

Roy Lichtenstein – Washing Machine, 1963

Vitrine Lanvin Femme- Juillet 2009- Cyril Hatt Courtesy galerie Bertrand Grimont
Les machines a laver automatiques sont devenues populaires dans les années 60

L’hypothèse d’une robe Lanvin suspendue par deux pinces à linge
2- Le détournement de la banalité narrative
Roy Lichtenstein- May Be, 1979

Vitrine Lanvin Homme – Juillet 2009- Cyril Hatt Courtesy galerie Bertrand Grimont
La possibilité d’une illusion ?
3- Les produits de grande consommation et la caricature d’une société prosaïque

Vitrine Lanvin Homme – Juillet 2009- Cyril Hatt Courtesy galerie Bertrand Grimont
Cannettes à gogo et mobylettes détériorées : une civilisation d’abondance née de l’industrialisation
Tom Wesselman – Little Still Life n°18, 1963

Vitrine Lanvin Homme – Juillet 2009- Cyril Hatt Courtesy galerie Bertrand Grimont
Le Pop Camping ou le repos du bon salarié
4 – La culture Pop-Rock et les idoles

Claes Oldenburg, « Ghost » Drum Set, 1967

Vitrine Lanvin Homme – Juillet 2009- Cyril Hatt Courtesy galerie Bertrand Grimont
Devenir une pop star ?
Cannes: Armani décroche la palme du product placement

Armani
Il n’y a pas que dans le football que la France et l’Italie sont en perpétuelle compétition. L’apanage du style, de la mode et du luxe est également un sujet sensible entre les deux pays. Et je ne parle pas de la cuisine ! Il n’empêche que pour cette édition 2009 du Festival de Cannes, je suis tentée de dire que la France a été battue à plate couture par l’Italie. Quelques jours après la clôture, il est temps de faire le bilan des tenues de ces dames sous les flashs des photographes du Figaro envoyé à Cannes. Résulat : jour après jour, membres du jury, diva, jeunes actrices, VIP et top models ont monté le tapis rouge en Armani, Valentino, Versace, Alberta Ferreti et Roberto Cavalli. (Lire la suite…)
Entre Nostalgie et Newstalgie

Alors que Cannes range son tapis rouge et ses robes à paillettes, Paris met les flashs sur la culture des 30 glorieuses. On aime le rétro, la photographie argentique, les vieux films dans lesquels on fait la critique de la bourgeoisie, on décrit l’usure amoureuse, et où même les coups de pistolet ne font pas couler de sang. Mais attention, la nostalgie n’est pas toujours le symptôme du manque; on la cultive aussi par affection artistique.
Femme Fatale en Chanel, Boccacio 70
Quel délice que de regarder un 1er Mai le sketch de Luciano Visconti Il Lavoro (Le travail), réalisé en 1961 pour le film Boccacio 70. La belle Romy Schneider, plus élégante que jamais dans ses toilettes signées Chanel, se révèle d’un machiavélisme cynique lorsque qu’éclate le scandale des fréquentations de son mari le Comte Ottavio. Le bel aristocrate fauché dépense régulièrement la fortune de son épouse auprès de call-girls et Pupa (Romy Scheider) est bel et bien décidée à le lui faire payer.
Entre froideur calculatrice, détachement, gracilité naturelle, raffinement et sophistication, Romy crève l’écran et prend son mari au jeu de ses faiblesses… (Lire la suite…)
Newstalgie: le Lomography
Alors, pourquoi faire cette folie? Pour commencer parce que c’est très difficile de faire une photo ratée avec un appareil numérique intelligent. Deuxièmement, parce que même si vous êtes une grosse quiche en photographie, avec le Lomography, vos clichés auront du style et ils seront inimitables !
Mais c’est pas parce que c’est la crise, que le goût du bon vieux temps nous gagne et que Karl nous a fait déjà la leçon de la New Modesty qu’il faudrait arrêter d’être snob. Alors, courrez chez Colette et équipez vous du modèle Diana F à 95€. Cet appareil en plastique est la nouvelle version d’un modèle des années 60 fabriqué en Chine. Le magazine de photographie Réponses Photo lui avait décerné le titre « de pire appareil photo jamais construit ».
Autre solution pour les nostal-chics: www.poladroid.net redonne à vos photos numériques une bonne touche vintage à moindre frais.
Et dire que Kodak est au bord de la faillite!


Chaussures Bionda Castana



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