Le site de la Maison Martin Margiela
Le site web de la Maison Martin Margiela est certainement aussi mystérieux et discret que son créateur.
On dit de Martin Margiela qu’il est avant-gardiste, que c’est un visionnaire. Il perfectionne ses créations jusqu’au dépouillement et les signe d’une iconique étiquette blanche devenue le symbole d’une nouvelle forme de snobisme.
Déroutante expérience que d’entrer dans ce site vitrine aussi accueillant qu’une interface client de serveur ftp. La Maison Martin Margiela entend de toute évidence appliquer son sens de l’élémentaire à l’espace virtuel. C’est en prenant le contre pied des espaces les plus complexes et les plus sophistiqués qu’il se démarque au point d’être reconnu plus innovant que les autres.
L’aspect rudimentaire du site est en réalité un leurre qui déguise des contenus riches qui, lorsqu’on les découvre, semblent encore plus étonnants.
Page d’accueil du site
Voila un bel exemple de site valorisant la représentation de sa structure en la confrontant à l’imaginaire de l’informatique. Joli ou pas ? Quelques soient les avis, il reste néanmoins une réussite en terme d’ergonomie.
Voir le site maisonmartinmargiela.com
Ce site a été réalisé par l’agence La Chose (en savoir plus cliquez ici)
Le personal shopper
Fini le total look et la fidélité sans faille aux maisons de haute couture et aux marques de luxe ?
Force de bons conseils, d’indépendance et d’efficacité, les personal shoppers ont gagné l’attention et la confiance des clientes soucieuses de l’économie de temps et du soin de leur garde-robe.
Qui est le Personal Shopper ? C’est un professionnel de la mode et du stylisme qui connaît les marques, les collections, les bonnes adresses, sait déterminer les couleurs et les formes qui conviennent le mieux à chacun. Il est capable d’arbitrer et de concilier les tendances et la personnalité de chacun. Son objectif est de conseiller, pas de pousser à l’achat.
Si ce service en période de récession vous semble absurde, sachez qu’au contraire, cette vocation répond parfaitement au DESIR D’ACHETER MOINS MAIS MIEUX que ce soit en terme d’expérience ou de produit.
Le personal shopper n’est plus seulement réservé aux princesses et aux plus fortunés. Cette prestation est capable de séduire les plus menus budgets qui ont plaisir à se voir dénicher les meilleures pièces de chez H&M et Zara. Le service d’un personal shopper est même gratuit au Printemps Haussmann et aux Galeries Lafayette.
Plus récemment on a vu apparaitre aux Etats Unis une application iPhone, Sears Personal Shopper, qui permet à l’usager d’envoyer une photo du produit souhaité (comme la paire de chaussures super canon de la fille qui marche devant) et d’obtenir les informations sur le produit correspondant ou au moins son équivalent disponible. Cette nouveauté renforce l’idée d’une tendance durable pour les individus à rechercher des informations en adéquations parfaite avec leur besoins et leur profils et non plus à traiter avec les marques directement. On savait que les blogs et les médias sociaux avaient une influence positive sur les consommateurs, désormais ils semblent rechercher la personnalisation du conseil en plus.
De la sélection à l’essayage en salon privé, l’expérience à tout pour plaire. En période de soldes, Le Printemps mise également sur cette équipe dévouée aux clients pour faciliter l’accès aux produits, aux tailles et pour ne pas perdre de temps dans les cabines de chaque stand. Le personal shopper se charge de tout rassembler pour une séance d’essayage complète, qui permet de reconstituer des looks (pas total) et coller au quotidien et à l’allure de chaque personne sans tomber dans les pièges du look intégral vu sur un mannequin.
L’attractivité de ce service a même séduit le Sofitel (www.sofitel.com) qui en a fait un des avantages de sa promo 3 nuits pour le prix de deux + un personal shopper au Printemps pendant le mois de janvier. (source Telegraph.co.uk).
Des contacts :
Service gratuit, sur rendez-vous, au 01 42 82 66 11.
ServiceShoppingPersonnalisé@printemps.fr
Service d’accompagnement adapté à tous les budgets de garde-robe de H&M à Dior. Les prestations commencent à 75€ de l’heure. L’agence propose aussi un service à distance pour ceux qui ne souhaitent pas se déplacer.
Conseil, service de stylisme privé dans les salons du Bon Marché , 150 euros la séance de deux heures, 350 euros la demi-journée.
Sources :
Et demain la mode en réalité augmentée ?
Est ce trop tôt pour parler de la réalité augmentée dans la mode ?
La réalité quoi ? Non, ne fuyez pas, c’est assez simple et vous allez adorer : l’idée est de pouvoir faire émerger sur des images du réel des animations textuelles ou graphiques 3D qu’un lecteur d’application comme un iPhone pourra vous permettre de voir.
« Dans le monde de la haute couture, il est question de rêves et d’illusions » (Karl Largefeld). Déjà en 2006, l’avant-gardiste Alexander McQueen l’avait prouvé en faisant triompher sur le podium de son défilé une Kate Moss parfaitement irréelle. Il s’agissait alors d’un hologramme et pas encore de réalité augmentée, mais déjà la tentation de se servir de la technologie pour modéliser une insaisissable représentation du vêtement dans tous ses volumes pointait son nez.
Mais laissons cette démonstration de coté pour aborder une illustration plus parlante de la magie des nouvelles technologies :
Cathy et Corina, les fondatrices du site de vente en ligne Tobi.com ont récemment lancé une de ces applications innovantes qui fait grand bruit sur le web. Il s’agit d’un dressing virtuel qui combine réalité augmentée, captation des mouvements et personnalisation en temps réels. Le but est d’apprécier l’essayage d’un vêtement à distance. Une fois l’essayage terminé et le choix réalisé vous avez la possibilité de le commander ou de publier le résultat sur Facebook.
Démonstration :
Si vous être équipé d’une webcam, vous pouvez tester vous même l’application « try it on ! » sur le site de Tobi. (En bas à droite de la home page).
D’autres expériences étonnantes laissent à penser que la réalité augmentée nous offrira de belles surprises dans les mois à venir. Sans doute une petite révolution pour donner également un nouvel enchantement à la presse de mode en ligne.
cliquer l’image
Source
Si vous aimez le luxe : Il y a des applications pour ça.
Avec 1,8 milliards d’applications téléchargées depuis la sortie de l’iPhone en septembre 2007, Apple n’a sans doute pas menti: « iPhone, il y a des applications pour presque tout ».
Depuis un an, la plupart des marques de luxe investissent l’offre AppStore pour infuser leur présence sur le réseau mobile, car l’iPhone, c’est déjà 30 millions d’exemplaires vendus et une sortie imminente en Chine.

Depuis les premiers podcasts, les marques font de gros efforts pour enrichir les contenus de leurs « produits technologiques». Toutefois les applications qui démarquent l’utilité et la particularité de ce média restent rares.
Pas facile de véritablement différencier l’utilité de ce média de celle du web. Pourtant il est évident que la révolution iPhone accentue davantage notre ancrage dans l’immédiateté, ainsi que la dépendance à « l’objet-compagnon » bon à tout faire.
Toute cette introduction pour vous dire que la nouvelle Gucci App a retenu toute ma curiosité. Le concept illustre parfaitement l’introduction du mobile comme maillon clé des usages de la décennie à venir. Pour faire de la technologie un allié, la marque a choisi de flatter les utilisateurs d’iPhone avec une application « différenciante ». L’idée s’appuie sur deux tendances : la recherche d’exclusivité et le gout de la musique sur mobile.

La marque s’adresse au segment le plus jeune de sa cible en proposant de la musique et un modèle exclusif de baskets signées Marc Ronson via iPhone. L’expérience est assez anecdotique, néanmoins témoigne d’une forte capacité d’anticipation de la marque et sa volonté de participer à la modélisation des usages de demain. En effet, la démarche se concentre sur le développement des comportements de consommation inédits résultants de l’innovation technologique. Hier personne ne se serait servit d’un téléphone pour faire ses achats et d’ailleurs personne n’en avait besoin. Mais qu’en est-il de demain si les marques et les médias vous apprennent ou vous incitent à agir autrement?
Dans le Figaro du 29 Octobre, Frida Giannini, la Directrice Artistique, s’exprime sur cette opération et parle d’une préparation au luxe d’après crise. « Notre désir est de nous rapprocher de la génération Facebook (…) Ces jeunes n’ont plus besoin d’aller dans les boutiques, ils veulent voir les produits en ligne, pouvoir les commenter, les partager. Nous devons surveiller cette évolution, attirer des consommateurs et développer leur fidélité d’une façon inédite. Nous leur adressons un message subliminal qui portera ses fruits plus tard. »
En effet, il est plus contraignant de modifier les comportements de ceux qui en ont déjà fait leurs réflexes. Mais la jeune génération actuelle, celle qui a grandit avec le haut débit voit le monde avec d’autres yeux est encore une éponge. Il appartient aujourd’hui aux marques de savoir communiquer leur langage et de s’approprier leurs usages à venir.
En lire plus sur les marques de luxe et les applications iPhone sur le blog IC agency
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Vitrines Lanvin par Monsieur Jean Yves+Tania et Vincent
J’adore les ineffables vitrines de Lanvin. Conformes à leur originalité habituelle, on peut y voir actuellement un ensemble d’installations conceptuelles et symboliques cosignées par Monsieur Jean Yves, Tania et Vincent.
Mobilier 1920; nœuds-papillon fixés au mur ou conservés sous cloche tel un fragment bienfaiteur de Monsieur Albert Elbaz; vase brisé comme la trace d’une dispute ou d’un geste vif; de longues jambes croisées puis décroisées, d’une merveilleuse féminité; corps discontinus, interrompus par l’image d’un visage ; quelques accessoires de saison par ci par là, puis des mots (écrits au rouge à lèvre), des messages (instantanés?) évoquant l’expression d’une pensée.
Les vitrines offrent peu de perspectives sur les looks de la saison. Les produits se dérobent dans un décor où règne avant tout l’atmosphère. Less is more dit-on. L’absence, c’est signe de rareté ! Certes, mais passé cet écueil du luxe martelé à toutes les oreilles, les grands volumes du 15 et du 22 rue du faubourg St Honoré semblent vouloir servir un autre propos. Assumant la pleine modernité du XXIème siècle et l’impact de la technologie dans notre relation aux autres, Lanvin décrypte et théâtralise notre « lifestyle » à moité informatisé. Les individus font place à des symboles, les traces écrites sont autant d’informations que de transmetteurs d’émotions. Photos, vidéos, signaux numériques se font prolongement de l’existence de chacun.
En voici quelques images :






Flair
Lanvin: www.lanvin.com
Réalisation des vitrines par l’équipe du merchandising visuel Lanvin,
Monsieur Jean Yves: www.monsieurjeanyvesleblog.com,
Tania et Vincent: www.taniaetvincent.com,
Pierre Bantaboulet / Jeff Couturier: jeffcouturier.com
Guy Bourdin, Ajusteur de hasard
C’est une perspective inédite sur l’œuvre de Guy Bourdin (1928-1991) qui s’offre aux esprits curieux de découvrir la nouvelle installation éphémère du Bon Marché.
L’exposition se déroule au deuxième étage du grand magasin dans un pavillon noir et opaque qui d’emblée nous éloigne de tout, des autres et du temps, le temps de sillonner du regard 15 mini-films tournés entre 1960 et 1980.
Guy Bourdin dit de ses images : « Je ne me suis jamais considéré comme le responsable de mes images. Elles ne sont que des accidents. Je ne suis pas un metteur en scène, juste un ajusteur de hasard » (1987)
Avant de se plonger dans cet autre « lui », une projection de quelques célèbres polaroids rappelle brièvement l’univers de ce photographe connu pour son esthétique du glamour léché et de son penchant pour une narration provocante ou énigmatique. Franchi cette étape, c’est un voyage optique, imaginaire, documentaire ou tout simplement expérientiel qui s’ouvre au visiteur sans préjugé. Extraits de films montés dans un ordre bousculé par l’aléatoire, multiples plans séquences sur 8 façades d’un salon circulaire et allégresse sonore font l’effet d’une séance d’hypnose. Beaucoup de poésie, de l’atmosphère et des femmes …troublantes.
Flair
Guy Bourdin, ses films…
Du 18 septembre au 29 octobre
Le Bon Marché Rive Gauche
24, rue de Sèvres
Paris 7ème














au 4 Octobre 2009 – Source Facebook



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