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Web social: Burberry et ses ambassadeurs « next door »

Posté en Luxe, Social Web par F à janvier 28, 2010

Dans mon post précédent sur les marques les plus sociables, il s’agissait de l’importance pour les marques de participer aux conversations là où elles ont lieu (sur Twitter, Facebook, Youtube…).

L’effet pervers de la montée en puissance des médias sociaux est qu’elle a en quelque sorte cannibalisé l’attention des utilisateurs accordée aux sites de marques pour privilégier un plus grand temps de présence là où ils se rencontrent.

Le succès du Web 2.0 devrait faire réaliser à quel point l’internaute est entré au cœur de toutes les communications, car lui aussi recherche de l’attention. Il est, comme toute marque, concerné par sa visibilité signe de son existence dans notre Présent.

Il est ainsi devenu évident que pour fédérer les publics au sein d’un site de marque, il faut que les internautes puissent se l’approprier. Oui …mais comment?

L’exemple de Burberry et de son site Art Of The Trench est une belle démonstration de l’échange et de l’interaction possibles entre la marque et ses publics en plaçant au cœur de son dispositif un symbole de sa distinction.

User-centric, le site accorde aux internautes la possibilité d’être  de vrais ambassadeurs de la marque et laisse à chacun le soin d’apprécier sa galerie de portraits (façon style-hunter) de tous ces people next door, portant le fameux trench-coat icône de la marque anglaise.

Mode d’emploi pour participer :

- uploader son portrait en trenchcoat

- noter, commenter ou partager chaque portrait sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Delicious)

- utiliser Facebook Connect pour partager avec son réseau d’amis sur Facebook

Le plus … so chic : The Sartorialist participe à l’initiative et on peut découvrir sur le site une interview exclusive du plus « social web » des photographes de mode.

Le plus numéro 2 : on peut accéder à la boutique en ligne pour se précipiter sur un nouveau Trench !! Ça c’est du social shopping très classe.

Une belle idée donc, pour tisser des liens de proximité avec ses clients sur son site et de faire vivre son commerce en ligne sans faire de surenchère publicitaire sur les autres médias.

Voir le site : The art Of The Trench

Sources :Captain Commerce 2.1

Autre article interessant :

Culture Buzz

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Le site de la Maison Martin Margiela

Posté en Vitrines de Mode par F à janvier 18, 2010

Le site web de la Maison Martin Margiela est certainement aussi mystérieux et discret que son créateur.
On dit de Martin Margiela qu’il est avant-gardiste, que c’est un visionnaire. Il perfectionne ses créations jusqu’au dépouillement et les signe d’une iconique étiquette blanche devenue le symbole d’une nouvelle forme de snobisme.

Déroutante expérience que d’entrer dans ce site vitrine aussi accueillant qu’une interface client de serveur ftp. La Maison Martin Margiela entend de toute évidence appliquer son sens de l’élémentaire à l’espace virtuel. C’est en prenant le contre pied des espaces les plus complexes et les plus sophistiqués qu’il se démarque au point d’être reconnu plus innovant que les autres.

L’aspect rudimentaire du site est en réalité un leurre qui déguise des contenus riches qui, lorsqu’on les découvre, semblent encore plus étonnants.

Page d’accueil du site

Voila un bel exemple de site valorisant la représentation de sa structure en la confrontant à l’imaginaire de l’informatique. Joli ou pas ? Quelques soient les avis, il reste néanmoins une réussite en terme d’ergonomie.

Voir le site maisonmartinmargiela.com

Ce site a été réalisé par l’agence La Chose (en savoir plus cliquez ici)

Les marques de luxe les plus sociables

Posté en Luxe, Marketing, Social Web par F à janvier 9, 2010

Les médias sociaux comme Twitter, Facebook ou encore YouTube sont pris très au sérieux par les marques de luxe et c’est sans doute un véritable défi pour celles qui ont toujours cru bon de se protéger par le cloisonnement de leur univers et la maitrise de leurs communications. Quoi qu’il en soit, de nombreux metrics pour le web social font leur apparition et les classements sonnent toujours comme une victoire ou une sanction.

Pour devenir un bon social relationship manager ;-) , l’agence de Social Relationship Management Vitrue propose son Social Media Index pour suivre, comparer, évaluer le buzz de toutes les marques ou mots clés sur les médias suivants:  Facebook, MySpace, Twitter, YouTube, Vimeo, Flickr, Google Blog Search, Technorati. J’ai fait un test qui s’est révélé amusant : Chanel contre Louis Vuitton. :-)

Pour tester : Vitrue SMI

L’agence vient également de publier son top 100 des marques les plus « sociable ».  Parmi les 100 premières dont iPhone est le leader, on trouve les marques de luxe suivantes :

Gucci #27

Louis Vuitton #81

Prada #88

et Burberry #94

Source : vitrue.com

Sur le site www.tweetedbrands.com, on peut également voir quelles sont les 50 marques qui génèrent le plus de buzz sur Twitter. Par exemple, à 16h20 ce jour, il y a 1050 Twitts contenant la marque Chanel (46eme place) et 3496 Twitts pour Gucci (34eme place).

L’émergence des outils qui permettent la mesure et le classement de la communication des marques va sans doute accroitre l’importance du SRM (social relationship management) au sein de chacune d’entre elles.

D’ailleurs, la tendance des marques de luxe à être « sociables » nous offre de plus en plus de surprises comme Hugo Boss qui organise son casting sur Facebook (source web&Luxe).

Mais toute cette activité sur les médias sociaux et qui semble affecter sérieusement l’audience des sites de marque amène des questionnement : va t-on vers la mort des sites Internet de marque?

Participer aux conversations là où elles ont lieu (Twitter, Facebook, Youtube…) est devenu vital mais il faut desormais que les marques apprennent à également initier et fédérer le dialogue sur leur propre site.

A lire : http://mashable.com/2010/01/07/social-media-changed-us/

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Le personal shopper

Posté en Mode femme, Trendspotting par F à janvier 6, 2010

Fini le total look et la fidélité sans faille aux maisons de haute couture et aux marques de luxe ?

Force de bons conseils, d’indépendance et d’efficacité, les personal shoppers ont gagné l’attention et la confiance des clientes soucieuses de l’économie de temps et du soin de leur garde-robe.

Qui est le Personal Shopper ? C’est un professionnel de la mode et du stylisme qui connaît les marques, les collections, les bonnes adresses, sait déterminer les couleurs et les formes qui conviennent le mieux à chacun. Il est capable d’arbitrer et de concilier les tendances et la personnalité de chacun. Son objectif est de conseiller, pas de pousser à l’achat.

Si ce service en période de récession vous semble absurde, sachez qu’au contraire, cette vocation répond parfaitement au DESIR D’ACHETER MOINS MAIS MIEUX que ce soit en terme d’expérience ou de produit.

Le personal shopper n’est plus seulement réservé aux princesses et aux plus fortunés. Cette prestation est  capable de séduire les plus menus budgets qui ont plaisir à se voir dénicher les meilleures pièces de chez H&M et Zara. Le service d’un personal shopper est même gratuit au Printemps Haussmann et aux Galeries Lafayette.

Plus récemment on a vu apparaitre aux Etats Unis une application iPhone, Sears Personal Shopper, qui permet à l’usager d’envoyer une photo du produit souhaité (comme la paire de chaussures super canon de la fille qui marche devant) et d’obtenir les informations sur le produit correspondant ou au moins son équivalent disponible. Cette nouveauté renforce l’idée d’une tendance durable pour les individus à rechercher des informations en adéquations parfaite avec leur besoins et leur profils et non plus à traiter avec les marques directement.  On savait que les blogs et les médias sociaux avaient une influence positive sur les consommateurs, désormais ils semblent rechercher la personnalisation du conseil en plus.

De la sélection à l’essayage en salon privé, l’expérience à tout pour plaire. En période de soldes, Le Printemps mise également sur cette équipe dévouée aux clients pour faciliter l’accès aux produits, aux tailles et pour ne pas perdre de temps dans les cabines de chaque stand. Le personal shopper se charge de tout rassembler pour une séance d’essayage complète, qui permet de reconstituer des looks (pas total) et coller au quotidien et à l’allure de chaque personne sans tomber dans les pièges du look intégral vu sur un mannequin.

L’attractivité de ce service a même séduit le Sofitel (www.sofitel.com) qui en a fait un des avantages de sa promo 3 nuits pour le prix de deux + un personal shopper au Printemps pendant le mois de janvier. (source Telegraph.co.uk).

Des contacts :

www.printemps.com

Service gratuit, sur rendez-vous, au 01 42 82 66 11.

ServiceShoppingPersonnalisé@printemps.fr

www.personalshopperparis.com

Service d’accompagnement adapté à tous les budgets de garde-robe de H&M à Dior. Les prestations commencent à 75€ de l’heure. L’agence propose aussi un service à distance pour ceux qui ne souhaitent pas se déplacer.

www.10vendome.com:

Conseil, service de stylisme privé dans les salons du Bon Marché , 150 euros la séance de deux heures, 350 euros la demi-journée.

www.almaprestige.com

www.luxemode.fr

Sources :

www.telegraph.co.uk

www.lesechos.fr

www.challenges.fr

www.suntimes.com

www.carolinedaily.com

Mode: la tentation du Social Shopping

Posté en Marketing, Mode femme, Social Web, Trendspotting par F à décembre 30, 2009

2009, c’est l’année de la reconnaissance pour le e-commerce en France (46% des Internautes achètent des vêtements ou accessoires en ligne). La vente en ligne résiste même à la crise (+26% au premier trimestre 2009 – source Fevad).

Côté mode, on shop quasiment partout sauf chez Chanel, on adore net-a-porter.com, Marni nous régale de quelques propositions audacieuses comme le fait de pouvoir réserver les looks des défilés dès la publication on-line du show, myprestigium.com lance même une application shopping sur terminal mobile iPhone, quant-au site vente-privée.com, il enregistre une croissance de +40% au premier semestre 2009 …

Alors quelle tendance en 2010 pour nous rendre accro du shopping en ligne?

Marni.com

Une app shopping pour myprestigium.com

Connaissez vous le social shopping ?

Non ? Normal, ce n’est pas encore très rependu mais ça ne saurait tarder à faire parler les shopaholics du web. Ce terme désigne des dispositifs marchands version sociale. Un mix entre social media et shopping. Dans mon post précédent je vous parlais du site de mode tobi.com qui se sert de la réalité augmentée pour offrir à ses clients la possibilité d’essayer les vêtements depuis l’ordinateur à l’aide d’une webcam. Ensuite, le client peut envoyer son essayage à ses amis sur Facebook pour avoir leurs commentaires. Mais jusqu’à présent ces fonctions de social shopping se faisait en asynchrone : repérer un produit ou composer un look, puis vous le partagez sur  Facebook et on attend les réactions. Mais avec le succès du « real-time web » (échange en temps réel) les choses sont en train de changer pour de nouveaux services en mode synchrone.

Démonstration:

Sur le site charlotterusse.com par exemple la barre d’outil Shop Together (Decison Step) permet de dialoguer et partager en direct avec ses  réseaux et voir ce que les autres visiteurs sélectionnent.

Une barre d'outil en pied de page permet de partager avec les réseaux sociaux

Avec Style Tips on peut voir ce que les autres visiteurs selectionnent en temps réel

Alors, envie de partager instantanément vos achats avec vos amis en ligne ?

Reste à savoir si le social shopping est efficace là où le e-commerce se veut être pertinent comme pour gagner du temps par exemple. Et puis, personnellement si je trouve un truc vraiment bien et original, je ne suis pas certaine de vouloir donner l’adresse à tout mon réseau avant de l’avoir porté ;-) .

A suivre 5 hot social shopping trends to watch for !

Sources :

Fevad

decisionstep.com

Vente-privée.com

myprestigium.com

Lire plus :

www.ilove-web.com

Et demain la mode en réalité augmentée ?

Posté en Art & Photographie, Trendspotting par F à décembre 15, 2009

Est ce trop tôt pour parler de la réalité augmentée dans la mode ?

cliquer l’image

La réalité quoi ? Non, ne fuyez pas, c’est assez simple et vous allez adorer : l’idée est de pouvoir faire émerger sur des images du réel des animations textuelles ou graphiques 3D qu’un lecteur d’application comme un iPhone pourra vous permettre de voir.

« Dans le monde de la haute couture, il est question de rêves et d’illusions » (Karl Largefeld). Déjà en 2006, l’avant-gardiste Alexander McQueen l’avait prouvé en faisant triompher sur le podium de son défilé une  Kate Moss parfaitement irréelle. Il s’agissait alors d’un hologramme et pas encore de réalité augmentée, mais déjà la tentation de se servir de la technologie pour modéliser une insaisissable représentation du vêtement dans tous ses volumes pointait son nez.

Mais laissons cette démonstration de coté pour aborder une illustration plus parlante de la magie des nouvelles technologies :

Cathy et Corina, les fondatrices du site de vente en ligne Tobi.com ont récemment lancé une de ces applications innovantes qui fait grand bruit sur le web. Il s’agit d’un dressing virtuel qui combine réalité augmentée, captation des mouvements et personnalisation en temps réels. Le but est d’apprécier l’essayage d’un vêtement à distance. Une fois l’essayage terminé et le choix réalisé vous avez la possibilité de le commander ou de publier le résultat sur Facebook.

Démonstration :

Si vous être équipé d’une webcam, vous pouvez tester vous même l’application « try it on ! »  sur le site de Tobi. (En bas à droite de la home page).

D’autres expériences étonnantes laissent à penser que la réalité augmentée nous offrira de belles surprises dans les mois à venir. Sans doute une petite révolution pour donner également un nouvel enchantement à la presse de mode en ligne.

cliquer l’image

Source

spiralma.ipower.com

rydye.thepop.com

destinationcrmblog.com

www.cbnews.fr

www.businesswire.com

Si vous aimez le luxe : Il y a des applications pour ça.

Posté en Luxe, Trendspotting par F à octobre 31, 2009

Avec 1,8 milliards d’applications téléchargées depuis la sortie de l’iPhone en septembre 2007, Apple n’a sans doute pas menti: « iPhone, il y a des applications pour presque tout ».

Depuis un an, la plupart des marques de luxe investissent l’offre AppStore pour infuser leur présence sur le réseau mobile, car l’iPhone, c’est déjà 30 millions d’exemplaires vendus et une sortie imminente en Chine.

Chanel app

Depuis les premiers podcasts, les marques font de gros efforts pour enrichir les contenus de leurs « produits technologiques». Toutefois les applications qui démarquent l’utilité et la particularité de ce média restent rares.

Pas facile de véritablement différencier l’utilité de ce média de celle du web. Pourtant il est évident que la révolution iPhone accentue davantage notre ancrage dans l’immédiateté, ainsi que la dépendance à « l’objet-compagnon » bon à tout faire.

Toute cette introduction pour vous dire que la nouvelle Gucci App a retenu toute ma curiosité. Le concept illustre parfaitement l’introduction du mobile comme maillon clé des usages de la décennie à venir. Pour faire de la technologie un allié, la marque a choisi de flatter les utilisateurs d’iPhone avec une application « différenciante ». L’idée s’appuie sur deux tendances : la recherche d’exclusivité et le gout de la musique sur mobile.

Gucci App

La marque s’adresse au segment le plus jeune de sa cible en proposant de la musique et  un modèle exclusif de baskets signées Marc Ronson via iPhone. L’expérience est assez anecdotique, néanmoins témoigne d’une forte capacité d’anticipation de la marque et sa volonté de participer à la modélisation des usages de demain. En effet, la démarche se concentre sur le développement des comportements de consommation inédits résultants de l’innovation technologique. Hier personne ne se serait servit d’un téléphone pour faire ses achats et d’ailleurs personne n’en avait besoin. Mais qu’en est-il de demain si les marques et les médias vous apprennent ou vous incitent à agir autrement?

Dans le Figaro du 29 Octobre, Frida Giannini, la Directrice Artistique, s’exprime sur cette opération et parle d’une préparation au luxe d’après crise. « Notre désir est de nous rapprocher de la génération Facebook (…) Ces jeunes n’ont plus besoin d’aller dans les boutiques, ils veulent voir les produits en ligne, pouvoir les commenter, les partager. Nous devons surveiller cette évolution, attirer des consommateurs et développer leur fidélité d’une façon inédite. Nous leur adressons un message subliminal qui portera ses fruits plus tard. »

En effet, il est plus contraignant de modifier les comportements de ceux qui en ont déjà fait leurs réflexes. Mais la jeune génération actuelle, celle qui a grandit avec le haut débit voit le monde avec d’autres yeux  est encore une éponge. Il appartient aujourd’hui aux marques de savoir communiquer leur langage et de s’approprier leurs usages à venir.

En lire plus sur les marques de luxe et les applications iPhone sur le blog IC agency
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Louis Vuitton présente son défilé en direct sur facebook

Posté en Luxe, Media et Publicité par F à octobre 4, 2009

« Louis Vuitton is proud to announce the live online broadcast of its Women’s Spring/Summer 2010 Ready to Wear collection on Facebook on October 7, 2009 at 2:30pm (Paris time) -  8:30AM EST ». 

The Art of Travel by Louis Vuitton Facebook Page

Flair

Avec 644.049 fans déjà inscrits (au 4 octobre 2009) sur la page officielle Facebook de Louis Vuitton (crée en juillet 2009), le fameux portail va offrir une opportunité exceptionnelle de voir en temps réel le défilé de la prochaine saison traditionnellement réservé à aux clients privilégies, acheteurs, journalistes et VIP. L’initiative fait du bruit sur Internet et Louis Vuitton marque une fois de plus sa capacité à innover, prendre des risques et surfer sur l’air du temps. Mais si cette action profite à l’image de la marque et au recrutement de ses publics, quelles autres motivations auraient pu pousser Louis Vuitton à choisir de diffuser le défilé sur Facebook plutôt que sur son propre site?

Avec plus de 300 millions de membres dans le monde, le pouvoir de Facebook (et des réseaux sociaux en général) devient incontournable dans le dispositif de communication des marques de luxe. De plus en plus de marques comme Chanel, Gucci, Prada, Balmain ont crée leur page officielle et animent leurs contenus auprès d’une audience captive et enthousiaste de faire partager ses informations et centres d’intérêts.

Top 10 FB page in fansau 4 Octobre 2009 – Source Facebook

Au delà de la diffusion de contenus comme cela existe déjà sur les sites de marque, la relation conversationnelle conduite par les réseaux sociaux permet désormais une nouvelle forme d’échange entre les maisons de luxe et leur publics. Désormais plus souples face à la critique, on constate que certaines  acceptent de s’exposer aux commentaires de leur audience.

1– Facebook, un outil pour promouvoir la nouveauté et suivre les évaluations du public

Chloe page

2- Facebook un outil fédérateur : la création de Groupe.

Différentes des Pages (profil au nom d’une activité, une société, une association, un artiste, une marque…), les Group sont animées par un ou plusieurs membres Facebook. Ils sont généralement passionnés et aiment fédérer autour de leur affinité pour une marque des communautés de discussion et d’échange d’information (sorte de forum).

Avec plus de 500 group pages différentes par nom de marque pour les plus célèbres et le plus souvent une dizaine de Pages (non officielles) contenant des informations plus ou moins fiables, le potentiel de nuisance peut être plus ou moins important pour l’image des marques. En effet, à ce jour, n’importe qui peut créer une page ou un groupe au nom d’une marque. On peut tout s’échanger et faire passer des annonces personnelles. La tolérance est assez élevée et il y a rarement de règles. Il est même parfois difficile pour un utilisateur Facebook de savoir s’il s’abonne à une page officielle ou pas.

Il est par conséquent important pour une marque d’officialiser sérieusement une page et collaborer de près avec les groupes les plus influents par mesure de précaution et de considération du phénomène.

Certains groupes rassemblent des communautés de plus de 30.000 personnes, comme le groupe Louis Vuitton  crée par Stephen Green. Pour ce groupe, l’administrateur a établi des règles strictes sensibilisant à une éthique de circonstance :

Group Rules:
1.Counterfeit articles will not be tolerated, posting these will result in immediate removal.
2. Spamming is NOT allowed, this group is about LOUIS VUITTON. Nothing more.
3. Keep the negativity OUT of the group.
4. Reposting pictures is NOT allowed, if you feel your picture was deleted mistakenly DO NOT HESITATE to contact any of the admins.
5. Stock Photos of bags other than limited editions or insider pictures will be deleted. If its on eluxury, or Louis Vuitton.com–Do not post it.
6. We want to see pictures of your bags. Not window displays or pictures of LV stores, we all know what they look like so please don’t post photos of them.

Malheureusement la plupart des groupes ne sont pas encadrés. Certains ont même été crée par les services de communication des marques qui n’ont pas assuré le suivi de leur initiative. Résultat: on trouve une page toujours active à l’abandon qui pourrait laisser présumer d’une mauvaise santé de la marque. Comme cet exemple de Page Givenchy dont le dernier post de l’administrateur date du 8 Janvier.

Givenchy

3 – Facebook, un outil pour mieux connaître son audience :

LV Defile

Mieux qu’une base de donnée achetée dans un institut d’étude, Facebook rassemble des informations aussi précises que personnelles sur ses utilisateurs. Pour donner l’accès aux applications du portail, l’utilisateur accepte de communiquer les informations personnelles qui le concernent. Je ne sais pas si à ce jour, les marques disposent de logiciels ou si elles auraient l’autorisation de les récupérer,  mais dans la mesure où les informations existent, l’hypothèse peut être envisagée.

Bon, en conclusion, on ne peut que féliciter Louis Vuitton de son initiative.

En trois mois (depuis juillet), la marque reprend le contrôle de son nom sur Facebook, est le numéro 1 des pages de sa catégorie, orchestre un superbe recrutement d’audience (le choix de l’usage de Facebook pour le défilé prouve à quel point le traffic d’un site est moindre par rapport au potentiel d’un réseau social) et enfin gagne une formidable source d’information, commentaires et opinions grâce à ses « walls ». (et je ne parle pas du reste… )

Bravo !

Vitrines Lanvin par Monsieur Jean Yves+Tania et Vincent

Posté en Vitrines de Mode par F à septembre 27, 2009

J’adore les ineffables vitrines de Lanvin. Conformes à leur originalité habituelle, on peut y voir actuellement un ensemble d’installations conceptuelles et symboliques cosignées par Monsieur Jean Yves, Tania et Vincent.

Mobilier 1920; nœuds-papillon fixés au mur ou conservés sous cloche tel un fragment bienfaiteur de Monsieur Albert Elbaz; vase brisé comme la trace d’une dispute ou d’un geste vif; de longues jambes croisées puis décroisées, d’une merveilleuse féminité; corps discontinus, interrompus par l’image d’un visage ; quelques accessoires de saison par ci par là, puis des mots (écrits au rouge à lèvre), des messages (instantanés?) évoquant l’expression d’une pensée.

Les vitrines offrent peu de perspectives sur les looks de la saison. Les produits se dérobent dans un décor où règne avant tout l’atmosphère. Less is more dit-on. L’absence, c’est signe de rareté ! Certes, mais passé cet écueil du luxe martelé à toutes les oreilles, les grands volumes du 15 et du 22  rue du faubourg St Honoré semblent vouloir servir un autre propos. Assumant la pleine modernité du XXIème siècle et l’impact de la technologie dans notre relation aux autres, Lanvin décrypte et théâtralise notre « lifestyle » à moité informatisé. Les individus font place à des symboles, les traces écrites sont autant d’informations que de transmetteurs d’émotions. Photos, vidéos, signaux numériques se font prolongement de l’existence de chacun.

En voici quelques images :


Vitrine Lanvin femme

Vitrine lanvin femme

vitrine lanvin femme

vitrine lanvin homme

Vitrine lanvin noeuds papillon

Vitrine lanvin noeud papillon

Flair

Lanvin: www.lanvin.com

Réalisation des vitrines par l’équipe du merchandising visuel Lanvin,

Monsieur Jean Yves: www.monsieurjeanyvesleblog.com,

Tania et Vincent: www.taniaetvincent.com,

Pierre Bantaboulet / Jeff Couturier: jeffcouturier.com

Guy Bourdin, Ajusteur de hasard

Posté en Art & Photographie par F à septembre 23, 2009

C’est une perspective inédite sur l’œuvre de Guy Bourdin (1928-1991) qui s’offre aux esprits curieux de découvrir la nouvelle installation éphémère du Bon Marché.

L’exposition se déroule au deuxième étage du grand magasin dans un pavillon noir et opaque qui d’emblée nous éloigne de tout, des autres et du temps, le temps de sillonner  du regard 15 mini-films tournés entre 1960 et 1980.

Guy Bourdin dit de ses images : « Je ne me suis jamais considéré comme le responsable de mes images. Elles ne sont que des accidents. Je ne suis pas un metteur en scène, juste un ajusteur de hasard » (1987)

Avant de se plonger dans cet autre « lui », une projection de quelques célèbres polaroids rappelle brièvement l’univers de ce photographe connu pour son esthétique du glamour léché et de son penchant pour une narration provocante ou énigmatique. Franchi cette étape, c’est un voyage optique, imaginaire, documentaire ou tout simplement expérientiel qui s’ouvre au visiteur sans préjugé. Extraits de films montés dans un ordre bousculé par l’aléatoire, multiples plans séquences  sur 8 façades d’un salon circulaire et allégresse sonore font l’effet d’une séance d’hypnose. Beaucoup de poésie, de l’atmosphère et des femmes …troublantes.

Flair

Guy Bourdin, ses films…

Du 18 septembre au 29 octobre

Le Bon Marché Rive Gauche
24, rue de Sèvres
Paris 7ème